Portrait de la vie en entreprise
Depuis que je suis en stage, il ne m'arrive pas grand chose à part la routine quotidienne du boulot.
Alors à quoi ressemble cette routine?En vrac, quelques éléments qui composent ma vie de stagiaire depuis maintenant 4 mois et pour encore deux mois.
* Chef me ramène le petit chocolat servi avec son café à chaque fois qu'il a un déjeuner professionnel.
* Mon collègue du bureau d'à-côté n'a fait que draguer bruyamment et maladroitement la stagiaire de son service (même bureau) durant tout son stage. Grâce à ses problèmes d'audition, je connais désormais tous les potins de sa vie.
* Vive la politique de la porte ouverte et le collègue mignon qui passe devant mon bureau plusieurs fois par jour. Cette même politique de la porte ouverte me permet d'entendre les discussions de couloirs hypocrites et les rires trop prononcés pour être sincères.
* Les déménagements de bureaux sont fréquents, et j'observe mes collègues les effectuer la mort dans l'âme lorsqu'ils perdent leur magnifique vue sur l'église Sainte Eustache (et je les comprends).
* Les "A+", "bon app", "à toute", "ciao bye bye" et autres horreurs linguistiques spécifiques aux bureaux m'irritent sérieusement les oreilles.
* J'aime les fournitures en "libre" service que je subtilise pour chez moi.
* Dans mon bureau, des cartons de bouquins s'amoncellent (je fais de la com'/édition) et une armoire supplémentaire a enfin été commandée après avoir menacé de mourir sous un éboulement.
* Mon collègue du bureau d'à-côté n'a fait que draguer bruyamment et maladroitement la stagiaire de son service (même bureau) durant tout son stage. Grâce à ses problèmes d'audition, je connais désormais tous les potins de sa vie.
* Vive la politique de la porte ouverte et le collègue mignon qui passe devant mon bureau plusieurs fois par jour. Cette même politique de la porte ouverte me permet d'entendre les discussions de couloirs hypocrites et les rires trop prononcés pour être sincères.
* Les déménagements de bureaux sont fréquents, et j'observe mes collègues les effectuer la mort dans l'âme lorsqu'ils perdent leur magnifique vue sur l'église Sainte Eustache (et je les comprends).
* Les "A+", "bon app", "à toute", "ciao bye bye" et autres horreurs linguistiques spécifiques aux bureaux m'irritent sérieusement les oreilles.
* J'aime les fournitures en "libre" service que je subtilise pour chez moi.
* Dans mon bureau, des cartons de bouquins s'amoncellent (je fais de la com'/édition) et une armoire supplémentaire a enfin été commandée après avoir menacé de mourir sous un éboulement.
* Je suis au 5e étage et j'entend la police montée qui patrouille dans les rues, ainsi que les trompettistes de rue qui trompétisent le jeudi après-midi.
* Les ordis sont sous Windows 2000 (processeur Intel-Chameau). Un jour, je balancerais le mien par la fenêtre, et je plaiderai l'accident de travail.
* Le dir com ne peut s'empêcher de continuer ses conversations avec son interlocuteur tout en se promenant dans les couloirs, l'interlocuteur restant au même point, et de balancer des blagues vaseuses.
* Pas un jour ne se passe sans que l'on soupir de concert un "on est pas aidés" avec Chef.
* J'ai une affection particulière pour la secrétaire "bourrine" qui se fait passer pour un chien méchant alors qu'en fait elle est exquise.
* Pareil pour Chef, n'allez surtout pas lui dire qu'en fait, il est adorable.
* Un "David Vincent" s'est récemment glissé parmi nos contacts. Mauvais présages?
* Les visages des participants à une longue réunion matinale s'illuminent dès l'arrivé du chariot café/thé/jus d'orange.
* Le service fait parfois des pots "galette des rois" (où j'ai eu la fève) et "gâteau fait par les blanches mains du dir com" l'après-midi.
* J'ai toujours de longues discussions dans le couloir avec mon collègue cynique au possible et pseudo-mysogine (je cite: "les femmes vêlent"). Le cynisme est un point que nous avons en commun.
Bref, pour un premier vrai stage, je suis bien tombée. J'ai du travail en quantité raisonnable (pour ne pas dire mal réparti: des jours creux s'entremêlant avec des jours pleins), j'apprécie les gens avec lesquels je travaille et la certaine ambiance "humour noir" et blasée dans laquelle on baigne, Chef est toujours taquin mais jamais stressant ni cassant, et je m'intègre doucement au service. J'apprends peu à peu les ficelles du métier de la communication et de l'édition, et aucune difficulté n'est insurmontable.
J'ai bien fait d'accepter, en décembre, de rester trois mois de plus (ce qui m'évite par ailleurs de me liquéfier d'ennui chez moi, ayant moins de 4h de cours par semaine).
* Les ordis sont sous Windows 2000 (processeur Intel-Chameau). Un jour, je balancerais le mien par la fenêtre, et je plaiderai l'accident de travail.
* Le dir com ne peut s'empêcher de continuer ses conversations avec son interlocuteur tout en se promenant dans les couloirs, l'interlocuteur restant au même point, et de balancer des blagues vaseuses.
* Pas un jour ne se passe sans que l'on soupir de concert un "on est pas aidés" avec Chef.
* J'ai une affection particulière pour la secrétaire "bourrine" qui se fait passer pour un chien méchant alors qu'en fait elle est exquise.
* Pareil pour Chef, n'allez surtout pas lui dire qu'en fait, il est adorable.
* Un "David Vincent" s'est récemment glissé parmi nos contacts. Mauvais présages?
* Les visages des participants à une longue réunion matinale s'illuminent dès l'arrivé du chariot café/thé/jus d'orange.
* Le service fait parfois des pots "galette des rois" (où j'ai eu la fève) et "gâteau fait par les blanches mains du dir com" l'après-midi.
* J'ai toujours de longues discussions dans le couloir avec mon collègue cynique au possible et pseudo-mysogine (je cite: "les femmes vêlent"). Le cynisme est un point que nous avons en commun.
Bref, pour un premier vrai stage, je suis bien tombée. J'ai du travail en quantité raisonnable (pour ne pas dire mal réparti: des jours creux s'entremêlant avec des jours pleins), j'apprécie les gens avec lesquels je travaille et la certaine ambiance "humour noir" et blasée dans laquelle on baigne, Chef est toujours taquin mais jamais stressant ni cassant, et je m'intègre doucement au service. J'apprends peu à peu les ficelles du métier de la communication et de l'édition, et aucune difficulté n'est insurmontable.
J'ai bien fait d'accepter, en décembre, de rester trois mois de plus (ce qui m'évite par ailleurs de me liquéfier d'ennui chez moi, ayant moins de 4h de cours par semaine).
Publicité