Premier voyage professionnel

Publié le par Malie

Voilà déjà un mois que j'ai commencé mon stage (je pensais que ça faisait seulement trois semaines, ça passe vite), grâce auquel j'ai pu découvrir Strasbourg cette semaine, pour un évènement culturel européen (en gros, 30 écrivains européens ont écrit une nouvelle sur le thème de l'espace, nouvelles qui ont été publiées dans un recueil, que l'on a présenté  à Strasbourg notamment dans le cadre d'un débat avec des députés sur le thème "l'Espace: constructeur d'une culture européenne"). Évènement qui est d'ailleurs l'objet officiel de mon stage, et donc sur lequel j'ai travaillé exclusivement durant ce mois, et à cause duquel je me sens toute orpheline maintenant qu'il est passé. On m'avait prévenue dans le train aller: quand un gros évènement qu'on a passé du temps à préparer se termine, on se sent toujours un peu déprimé. C'est effectivement le cas.

Donc cette semaine fut chargée.

Lundi: Derniers préparatifs, il fallait que tout soit fini, une première partie de l'équipe et le camion embarquant tout le matériel partant le lendemain matin. Je suis sortie à 20h45 du boulot \o/.

Mardi: Avec deux collègues nous avons passés la journée à l'aéroport CDG pour accueillir les écrivains arrivant ce jour-là. Mission accomplie impeccablement, on a eu de la chance qu'il arrivent presque tous aux mêmes terminaux. On les a fait se rencontrer autour d'un café, puis on les a envoyés à leur hôtel en taxi au fur et à mesure. Bon premier contact avec les écrivains, je constate que les habitants de l'Europe de l'Est savent mettre l'ambiance! Et que les vieux sont prêts à draguer.

Mercredi: A 9h30, nous allons les chercher à l'hôtel pour les trimballer en métro jusqu'à la gare; ils ne sont pour l'instant que 11 mais on se sent un peu animatrice de colonie de vacances quand on doit surveiller et surtout compter et recompter cette petite troupe européenne (et surtout, gravement réviser son anglais).
Arrivés à Strasbourg (où il fait un super temps pourri), nous les escortons jusqu'à leur hôtel, nous les faisons déjeuner, nous tentons de suivre et surtout de participer à des conversations d'intellectuels parlant certes très bien anglais, mais avec de multiples accents à couper au couteau. Dieu merci, certains parlent français (j'ai un bon niveau d'anglais, mais je dois avouer que j'ai encore des carences en vocabulaire, car non "choucroute", je n'ai pas su comment le traduire!).
C'est à 16h30 que débute l'évènement au Musée d'Art Moderne et Contemporain, pour se terminer à 23h. Je me suis surtout occupée de l'accueil des invités et de la distribution de l'ouvrage, et j'ai bien sûr constaté qu'aucun évènement ne peut commencer à l'heure et se terminer à l'heure. Je crois que c'est une loi universelle. Mais tout s'est bien passé, même si on a eu un peu moins de monde qu'espéré, à cause de cette fichue pluie, et de l'enterrement de Soeur Emmanuelle.

Jeudi: Visite de la cathédrale par un froid de gueux, dragouille intensive par le Chypriote plus très jeune (mais cela dit très intelligent et intéressant ma foi, il est aussi poète et  trouve que je suis un "other bird" - titre d'un poème de sa composition), et pose pour des photos souvenirs. Petite valse dans la rue avec toujours le Chypriote, looong déjeuner en compagnie du suédois, du Letton et de l'estonien (pas très bavards mais sympathique), puis fin de l'évènement à la grande libraire avec lectures d'extraits de chaque texte par leurs auteurs (en VO).
Rapatriement à Paris en train dans la soirée, c'est la fin, tout s'est bien passé, on est contents et fatigués.

Je suis contente de cette première expérience de communication sur "le terrain". On se sent utile quand on voit qu'est utilisé tout ce qu'on a passé du temps à préparer (les fils conducteurs pour les animateurs, les programmes, les listes d'invités...), et que l'effort ne fut pas vain (chaque invité avait droit à un ouvrage gratuit, je les ais tous distribués).

Un article paru dans le journal l'Alsace résume un peu tout.

Du coup j'espère que je ne vais pas m'ennuyer durant les deux prochains mois.
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Publié dans Stagiaire

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M
Eh oui le vieil écrivain drague!<br /> Si, il y a d'autres projets à monter mais pas aussi important que celui de Strasbourg! Du coup il y a quand même du travail à faire, mais c'est plus calme.
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A
Eh ben une vrai communicante !<br /> Une valse chypriote c'est pas donné à tout le monde !<br /> Les vieux drageurs ça me fait penser aux écrivains chez Gallimard... en fait ça doit être un truc d'écrivan !!<br /> Pas d'autre projet à monter pendant les deux autres mois ?<br /> En même temps comme ça tu vois la vie "normale" du service !
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