Tranquilité contrariée
Je pensais passer mon mois-sans-cours peinarde.
C'est raté.
Primo parce que j'ai le compte-rendu de ce fichu livre à faire pour le 14 février et que je ne comprend rien à la télégraphie sans fil expliquée en anglais avec des mots qui n'existent pas en français.
Secundo parce que j'ai moult rendez-vous à prendre avec des gens de l'ESA et du CNES pour avancer mon mémoire, et que mon rendez-vous d'hier m'a affirmé qu'il n'y a pas d'archives au CNES, ce qui complique quelque peu les choses. Soit, je vais donc aller faire un piquet de grève dans leur centre de documentation.
Tertio, je suis officiellement "chargée de mission pour le centre de recheche de l'histoire de l'innovation" de Paris IV, et que même si ça fait classe sur un CV, c'est quand même la mouise, cette histoire. En gros nous sommes trois élèves encadrés par trois professeurs, et nous devons organiser des séminaires sur "l'histoire de la communication des grandes institutions de recherche". Les profs s'occupent de l'organisation et de l'administration, et nous, nous devons bâtir des dossiers sur l'histoire de la communication de ces institutions, de façon à enrichir les séminaires, voire même présenter nos travaux devant l'assistance, et ce sera même sans doute publié. Je ne sais pas pourquoi mais en sortant de la réunion d'aujourd'hui, il y a comme une petite bouffée de stress qui m'a envahie. Pour l'instant je m'occupe de la scéance du 12 mars consacrée à l'INRA, ce qui veut dire qu'une fois que j'aurais obtenu le feu vert, il va falloir que j'aille m'enfermer dans leurs locaux pour dénicher tous les documents nécessaire depuis la création de l'institution, pour ensuite apprivoiser PowerPoint et en faire quelque chose de présentable.
Et avec tout ça, nous sommes sensés "travailler 40h par semaine sur [notre] mémoire", selon mon maître de recherche. 
Vous savez, je m'étais toujours jurée que jamais, oh grand jamais je ne ferais un mémoire. Et surtout que jamais, oh grand jamais, je n'en ferais un en histoire.
Y'a pas un truc qui cloche quelque part?