Logorhée
Le problème avec les gens très -trop- intelligents, c'est qu'ils ne vous laissent pas le temps de réfléchir. Et ça, ça frustre. Ma mère est très intelligente et très vivace d'esprit. Je suis un peu moins rapide.
On ne connaît jamais personne, puisqu'on ne se connaît jamais vraiment soi-même. Le problème avec moi c'est que je suis souvent déçue par les gens car j'ai tendance à les surestimer. Et s'il y a bien un sentiment que je supporte peu, c'est la déception.
Et que mon plaisir soit gâché. La vie est courte alors j'essaie de passer ces petits plaisirs éphémères avec le plus de bien-être possible. Alors du coup, si quelque chose ne marche pas comme prévu, je m'agace. Peu de choses se passent comme prévu. J'aimerais être une fille qui soit contente de tout, qui ne s'ombrage pas pour des choses futiles, mais il n'y a que dans les mangas que ça existe, ce genre de personnage. Enfin, il m'arrive d'être contente pour un rien, aussi.
Je suis tombée sur le blog de mon frère hier et je l'ai lu en entier (il existe depuis 2003...). J'y ai découvert quelqu'un. Apparemment mon frère se livre bien plus en public qu'en famille. Il écrit vraiment très bien et je ne le savais pas si créatif de la plume (à part son talent pour le dessin). Mon frère est un garçon charmant et drôle, mais il a tellement de colère en lui... J'en ai beaucoup aussi mais la sienne s'exprime plus souvent. Et surtout contre ma mère (quand il vivait encore à la maison du moins). Assez peu contre moi, mais c'est à peine s'il est au courant qu'il a une soeur, même si nous nous entendons bien. Il y a bien les chats et sa mère mentionnés une ou deux fois dans son blog, mais il n'est jamais question de sa soeur. J'existe sûrement un peu plus qu'avant, quand même. Mon frère est pour moi un OFNI (Objet Familial Non Identifié), et je crois que le mystère ne pourra être levé qu'une fois que nous aurons tous les deux passé la trentaine. J'ai une famille particulière, donc je suis habituée aux OFNI.
Il m'arrive souvent d'être de mauvaise humeur en ce moment. La plupart du temps, ce qui me met de mauvaise humeur, c'est moi-même. Je n'aime pas ma nonchalance, et j'ai l'impression d'avoir perdu ma créativité et mon humour. Pour la créativité, j'essaie d'y remédier avec ce blog. Mais pour ce qui est de l'humour... je ne l'ai pas tout à fait perdu mais j'étais bien plus drôle et je riais beaucoup plus avant. Je me souviens avec Estelle, au début du lycée, nous journées n'étaient que fous rires permanents. Aujourd'hui, si j'ai un ou deux fous rires par semaine c'est Byzance. Et pour moi il est vital de rire, et surtout de faire rire. Je suis toujours cocasse et fantaisiste, mais à un degré moindre par rapport à l'adolescente que j'étais. On peut mûrir et rester drôle non? Ca finira bien par me revenir.