Un livre comme on en fait plus

Publié le par Malie

 Je parle d’un livre que sans doute peu de gens connaissent (de ma génération en tout cas) car il date de 1986, et qui s’intitule Le Prince des Marées, de Pat Conroy. Apparemment, il a été adapté au cinéma, mais je n’ai pas vu le film.

 

Donc, ce livre de 1069 pages, que je n’ai pas fini (j’en suis à la 428… et pourtant je l’ai commencé fin août), est un délice d’écriture. Très dense (et c’est pour cette raison que je met tant de temps pour le lire, je marque des pauses pour pouvoir encore mieux m’y replonger par la suite), très dur, pas mal drôle, très décalé.

 

Pour planter le décor, voici le résumé :

« Tom, Luke et Savannah ont grandi au paradis, dans le sud faulknérien, sur la petite île de Melrose où leur père pêchait et leur mère régnait par sa beauté. Comment survivre à tant de bonheur et de poésie ? Leur enfance éblouie et perdue préfigure les drames inévitables de l’âge adulte. Parce qu’ils refusent de mûrir, de vieillir, leurs rêves d’art, d’exploits, de justice vont se heurter à la brutalité du monde réel. La géniale et tragique Savannah et ses frères affrontent l’amour, la solitude et la peur de vivre avec une ironie désespérée. De leurs blessures inguérissables naissent des fous rires sans fin et une immense tristesse.

Entre l’émotion et la vivifiante intelligence, Le Prince des Marées est un de ces livres magiques qui peuvent vous briser le cœur, un de ceux que l’on n’oublie jamais. »

 

Rapide topo : Luke, Savannah et Tom (ces deux derniers sont jumeaux) ont donc vécu leur enfance dans le sud des Etats-Unis (déjà c’est pas très drôle), élevés par un père pêcheur de crevette (ça ça me fera toujours penser à Forest Gump, Buba Guuuuuuuuump !!) (mais là en l’occurrence c’est le genre de père que personne n’aimerait avoir) et une mère certes très belle, mais complètement déconnectée de la réalité… Une fois adultes, on apprend que Savannah est devenue poète à New York, et qu’à sa troisième tentative de suicide, son frère Tom est appelé par la psychiatre de cette dernière pour lui faire raconter leur enfance, et ainsi comprendre la raison de cette obstination à refuser de vivre.

 

Et maintenant un extrait pour montrer l’ambiance générale et le style d’écriture :

« Nous classions les années selon le nombre de fois où nous avions été battus par notre père. Bien que les corrections fussent déjà terribles, l'irrationalité du comportement de mon père était pire encore. Nous ne savions jamais ce qui allait le mettre hors de lui; nous étions incapables de prévoir les bouleversements météorologiques affectant l'âme qui déchaîneraient le monstre sous notre toit. Il n'existait pas de ligne de conduite à laquelle se tenir, ni de stratégie à improviser, ni, à l'exception de ma grand-mère, de tribunal impartial auprès duquel réclamer une amnistie. Notre enfance passa à attendre ses attaques. »  

 

C’est le genre de livre qui vous fait penser que vous avez une vie VACHEMENT CHOUETTE EN FAIT !!

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Publié dans Lectures

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H
Dans le style "lecture sadique", je n'ai lu que Vipère au poing. J'ai soigneusement évité "Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire" car ça ne me disait rien du tout. Mais pourquoi pas, si je tombe dessus un jour ?
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